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Le thème de cette semaine :

A l'occasion de la 79ème édition du Festival de Cannes, on se penche sur les liens entre la littérature et le 7ème art !

Avec Laurent Mauvignier, Léa Mysius, Hafsia Herzi, Annie Ernaux, Judith Godrèche, Yann Dedet, Iris Brey, Dominique Blanc et Thierry Frémaux.

 

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Laurent Mauvignier
« Histoires de la nuit »
(Éditions de Minuit)

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Porté à l'écran par Léa Mysius.

Il ne reste presque plus rien à La Bassée : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu'occupent Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, ainsi qu'une voisine, Christine, une artiste installée ici depuis des années. On s'active, on se prépare pour l'anniversaire de Marion, dont on va fêter les quarante ans. Mais alors que la fête se prépare, des inconnus rôdent autour de la maison.

 

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Laurent Mauvignier
« La Maison vide »
(Éditions de Minuit)

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En 1976, mon père a rouvert la maison qu'il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l'intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d'honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux. Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d'elles. Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J'ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.

 

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Annie Ernaux
« Mémoire de fille »
(Folio)

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Porté à l'écan par Judith Godrèche.

«J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue.» Annie Ernaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l'Orne. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années. S'appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu'elle a été dans un va-et-vient entre hier et aujourd'hui.

 

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Yann Dedet
« Portrait de l'artiste en sale môme »
(P.O.L.)

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Yann Dedet a été le monteur de quatre films de Maurice Pialat (1925 - 2003), dont Police, Sous le soleil de Satan et Van Gogh. Ni hagiographie, ni biographie, ni exercice d'admiration, Portrait de l'artiste en sale môme est le récit personnel, vivant et littéraire de ce Maurice, cerné de près dans l'atelier de transmutation qu'est une salle de montage. Yann Dedet a voulu avec ce nouveau livre raconter ce que fut pour lui le « bonhomme » Pialat, et le cinéaste. Le livre commence drôlement par un refus : Yann Dedet ne montera pas le dernier film de Pialat, Le Garçu (1995). Cauchemar qui devient le déclic de ce récit : évoquer les films sur lesquels ils ont travaillé, déployer les contradictions de l'homme et du cinéaste, ses humeurs et son humour « à casser des briques ». Écrire les élans de ce personnage bourru « dont le cinéma est loin du tout-venant, un cinéma qui ne se fait pas de cinéma ». Ses relations intenses, souvent ambivalentes, avec les acteurs et les actrices (Sophie Marceau, Isabelle Hupert...) Son travail de réalisateur et sa relation au cinéma. Yann Dedet parvient dans un récit haut en couleurs à faire de Pialat un personnage romanesque à part entière, à transmettre ses zones d'ombre, sa pratique d'être en vie et de dire la vie, non seulement la sienne, mais aussi celles des autres qui ont eu le bonheur de travailler avec cet ancien peintre devenu cinéaste, dans ses lieux de travail autant qu'au cours de ses marches roboratives, sa gymnastique favorite. Tout à la fois portrait intime et décalé, sans fard, d'un artiste exceptionnel, réflexion sur la vie et le cinéma, et la vie quand on fait du cinéma, sur le montage cinématographique, et l'amitié.

 

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Marguerite Duras
« Hiroshima mon amour »
(Folio)

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Porté à l'écran par Alain Resnais.

Lui : Tu n'as rien vu à Hiroshima. Rien. Elle : J'ai tout vu. Tout... Ainsi l'hôpital je l'ai vu. J'en suis sûre. L'hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ? Lui : Tu n'as pas vu d'hôpital à Hiroshima. Tu n'as rien vu à Hiroshima... Elle : Je n'ai rien inventé. Lui : Tu as tout inventé. Elle : Rien. De même que dans l'amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de même j'ai eu l'illusion devant Hiroshima que jamais je n'oublierai. De même que dans l'amour.

 

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Dans les précédentes émissions

 

 

 

 

 

Katherine Pancol
« Des choux et des reines »
(Albin Michel)

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Sophie a sauté dans le premier train pour Rouen avec, pour seul bagage, son chien Sherlock. Elle s'est enfuie. Ce jour-là, son amant avait oublié de l'enfermer à double tour...

 

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Michel Bussi
« Que la mort nous frôle »
(Les Presses de la Cité)

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Avec Que la mort nous frôle, Michel Bussi revient à l'essence de son art : un suspense psychologique haletant, un huis clos oppressant et une intrigue savamment orchestrée, où rien n'est jamais ce qu'il paraît être. Quand on frôle la mort, ce n'est pas son passé que l'on voit défiler. Ce sont les rêves que l'on ne pourra pas réaliser. Près de Lausanne, Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, rejoint le manoir des Amarantes, qui, depuis 1945, abrite des pensionnaires brisés par la guerre. Parmi eux, Charly, adolescent imprévisible et paranoïaque, et Téréza, orpheline du ghetto de Varsovie, ont noué un lien très fort. Mais ces dernières semaines, des événements inquiétants secouent les lieux : des pensionnaires disparaissent, de mort naturelle prétend-on ; des statues changent de place ; le docteur Gruber, directeur de l'établissement, mène des expériences mystérieuses. Tandis que les ombres et les non-dits pèsent sur ce manoir hors du temps, le danger est partout. Derrière un décor faussement paisible, entre les rives du Léman et les sommets alpins, le passé peut-il encore tuer ?

 

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Olivier Bourdeaut
« Une histoire d'amour et de violence »
(Gallimard)

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Le jour où il enterre son père, tout le monde félicite Olivier pour le succès de son premier roman. La scène est absurde, presque irréelle. Et pourtant, c'est là que tout commence. Car derrière la consécration de l'écrivain se cache une histoire intime. Celle d'un fils qui a grandi dans l'ombre d'un père aussi impressionnant qu'insaisissable, d'un enfant qui s'est construit contre la violence et sous les coups, d'un adolescent qui les a rendus et d'un homme qui, au moment de devenir père à son tour, choisit de transformer son héritage. De Nantes à l'Espagne, des bancs de la pension aux plateaux de télévision, Olivier Bourdeaut remonte le fil d'une vie faite de chutes, de réconciliations inattendues et de victoires inespérées. Peut-on réécrire son histoire familiale ? Et que reste-t-il, au fond, de nos pères ? Traversé par une émotion et un humour irrésistibles, ce livre raconte la métamorphose d'un mauvais élève en écrivain, d'un fils blessé en un père attentionné. Un récit vibrant sur la filiation, les épreuves, et finalement la joie de trouver enfin sa place.

 

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Marie Dosé
« La violence faite aux autres »
(Les Éditions du Sonneur)

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À l'été 2025, après vingt-cinq années d'exercice de la profession d'avocat pénaliste, Marie Dosé éprouve le besoin d'exprimer à travers une galerie de portraits, ce qu'elle voit monter ces dernières années : une irrépressible violence judiciaire et institutionnelle. Dans cette galerie de portraits, écrite dans un souffle et à fleur de peau, Marie Dosé relate ce que ni les médias ni l'opinion ne voient jamais : la brutalité concrète d'une institution qui, par indifférence ou jubilation à juger, finit par briser des existences, ici ou ailleurs. Mais La Violence faite aux autres - cri d'alarme devant le tombeau d'un certain humanisme - n'a rien d'un tract ou d'un pamphlet : à son écriture implacable, parfois clinique, fait surtout écho une expression d'impuissance devant ce que notre société tend à devenir. Enfin, dans ce récit d'un quotidien en butte à la mécanique judiciaire, vient s'immiscer, non sans pudeur ni délicatesse, les angoisses et les tremblements du drame privé.

 

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Lucile Novat
« Voir venir »
(Éditions du sous-sol)

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À Saint-Denis, voisin de la nécropole royale, se trouve un étonnant et imposant édifice: la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Vanessa est aujourd'hui surveillante dans cet internat de jeunes filles revêtant tantôt des airs de château de conte, tantôt de maison hantée.Véritable cheffe d'orchestre de ce roman choral, elle nous invite à faire la connaissance de quatre pensionnaires : Lou,Yasmine, Adèle et Suzanne. Ces adolescentes portent toutes un lourd symbole, une médaille remise à leur père ou à leur grand-père, leur clé pour entrer ici. Leur présent et leur passé s'entremêlent, le temps se détraque, jusqu'à ce drame irrémédiable, que personne n'avait vu venir. Dans un premier roman singulier, Lucile Novat détourne les codes du genre et donne à ce conte vénéneux des accents résolument modernes.

 

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Raphaël Gaillard
« L'Âme d'une épée :
Discours de réception à l'Académie française »
(Grasset)

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Ce volume reprend le discours de réception à l'Académie française de Raphaël Gaillard, prononcé le 22 mai 2025, suivi de la réponse de Monsieur Pascal Ory. Comme le veut la tradition, ces deux textes sont précédés du discours de remise de l'épée, prononcé par Florence Delay et des interventions lors de la cérémonie de remise de l'épée.

 

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Camille Charvet
« Les assoiffés »
(Grasset)

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«  Sous le grand porche de l'établissement où je travaille, à l'hôpital Marmottan, où le Pr Olievenstein avait installé en 1971 son centre d'addictologie, des jeunes couverts de piercings côtoient des mères de famille. D'anciens détenus partagent une cigarette avec des hommes en costume aux cheveux bien peignés. Plusieurs langues se mêlent, toutes les corpulences, tous les genres et tous les styles. Les patients que j'accompagne vont de l'alcoolique mondain cocaïnomane à l'adepte de pornographie compulsive, en passant par le fumeur de crack du quartier Stalingrad à Paris. Dans mon cabinet, j'entends parler de plaisir, mais surtout de honte, d'anxiété sociale, de solitude. A l'hôpital, je ne cesse d'être témoin de tentatives, parfois désespérées, pour rester vivant.  »   Camille Charvet est psychiatre et addictologue. En s'appuyant sur l'histoire des patients qu'elle reçoit, elle montre que l'addiction ne peut plus être envisagée comme un simple désordre comportemental ou une maladie du cerveau. Recherche effrénée du plaisir, appui pour affronter la vie sociale, tentative de se supporter soi-même, médicament contre des souffrances, expérience-limite, ou paravent face à l'effondrement intérieur... l'addiction est protéiforme. Pour la comprendre, elle s'intéresse au circuit de la récompense comme à la philosophie antique, aux traumatismes de l'enfance et aux injonctions contemporaines de performance, à notre besoin de lien.   «  L'addiction m'est apparue non seulement comme un trouble, mais aussi comme un miroir.  Un miroir de la souffrance psychique, bien sûr, mais aussi de notre époque, de ses injonctions, de ses dénis, de ses failles collectives. Elle est, peut-être, son symptôme le plus sincère. La personnalité addict, excessive, toujours trop, assoiffée et insatiable, nous parle de nous tous  ».   

 

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Terreur Graphique
« L'Addiction s'il vous plait :
Les confessions d'un alcoolique qui se soigne »
(Casterman)

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Un récit intime, drôle et bouleversant sur la dépendance à l'alcool ! Né sur Instagram, L'Addiction, s'il vous plaît est bien plus qu'un témoignage : c'est une plongée sans filtre dans le combat de Terreur Graphique contre l'alcool. Avec une sincérité rare, l'auteur explore toutes les dimensions de cette addiction : héritage familial, blessures enfouies, quête de reconnaissance, pression sociale, influence de la pop culture... Entre humour noir, lucidité implacable et émotions à vif, il signe une oeuvre aussi drôle que déchirante, où chaque page sonne juste.

 

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Melvin Melissa
« Une pieuvre au plafond »
(Rivages)

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Parmi les « déglingués » des Hauts-de-France, Sibylle et Simon mènent une vie marginale, faite d'art et d'excès. Leur quotidien oscille entre élans artistiques et angoisses du lendemain. Lorsqu'ils rencontrent Haroun, leur relation prend un nouveau tournant : l'aventure d'un soir se transforme en une passion dévorante. Ensemble, ils décident de former un trio qui défie les normes établies. Mais, pour avancer, Sibylle et Simon doivent d'abord affronter leur dépendance à la drogue et les traumatismes du passé. Melvin Mélissa brosse le portrait mordant et poétique de survivants qui réinventent leur existence. Punk, queer et révolté, ce premier roman à l'écriture à la fois lyrique et brute résonne comme un chant d'amour.

 

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Emil Cioran
« Oeuvres »
(Gallimard)

Oeuvres

 

 

 

 

«Mon idée, quand j'écris un livre, est d'éveiller quelqu'un, de le fustiger. Étant donné que les livres que j'ai écrits ont surgi de mes malaises, pour ne pas dire de mes souffrances, c'est cela même qu'ils doivent transmettre en quelque sorte au lecteur. Un livre doit tout bouleverser, tout remettre en question.»Cioran.

 

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